Coopérer pour changer - septembre 2012

Coopérer pour changer, telle est la devise du mouvement des Colibris (1), que je reprends à mon compte.

Dans le chaos apparent du monde, des certitudes émergent : tous ou presque, nous aspirons à une vie ré-enchantée. Malaise des employés, malaise des cadres et des dirigeants, malaise des citoyens, malaise de la classe politique, malaise des agriculteurs… nous avons de plus en plus l’impression de tourner comme des hamsters en cage, sans comprendre pourquoi.

C’est ce qu’on appelle le non-sens, l’absence de sens. Rien de pire pour l’humain, qui au contraire des animaux, a besoin de comprendre le sens de ce qu’il fait. 

L’actualité regorge de scandales : société du jetable programmée par des fabricants high-tech  au nom de la sacro-sainte croissance économique (2), appropriation du monde du vivant par une firme multinationale et inoculation de maladies mortelles (3), pillage de l’économie mondiale et mise en faillite de pays entiers par une seule banque (4)… et au bout de cette chaîne diabolique ? L’épuisement des ressources de notre mère à tous, l’accroissement des inégalités dans les pays développés, le développement d’un fossé entre le Nord, dont la majeure partie de la population se lamente tout en ayant à manger tous les jours, et le Sud, qui meurt de faim et de soif. Peut-être, au bout du bout, la survie de l’humanité est-elle en jeu.


Les exemples se multiplient, qui confirment que l’économie, devenue folle, est dirigée par des êtres dont la soif de pouvoir et la cupidité semblent prendre le pas sur tout autre sentiment humain. Il est alors tentant de cliver, de scinder, de leur jeter la pierre, à eux seuls. Ici les gentils, là-bas les méchants, comme dans un bon vieux western. Pourtant, nous sommes coresponsables. Nous avons les dirigeants que nous méritons, les politiciens que nous méritons, l’humanité que nous méritons. Nous les avons créés, nous les avons. Ils ne sont que des miroirs : de nos propres égoïsmes, de notre propre cupidité, de notre propre manque d’humanité.


Etymologiquement, le mot diable vient de diviser : autrement dit, diviser, c’est diabolique. Sartre le disait autrement : l’enfer, c’est l’autre ! Or l’autre, c’est aussi un peu moi.

Ou, mais… si la solution ne se trouve pas dans la division, où est-elle ?


La solution est dans l’incarnation personnelle – le fameux deviens le changement que tu souhaites pour le monde, de Gandhi. Exit les formes anciennes de manifestations, d’indignations et autres synonymes : demander à l’autre qu’il fasse, n’a plus aucun sens au XXIè siècle. Si je ne fais pas, personne ne fera. Ni l’état, ni la banque, ni l’entreprise, ni mon père, ni mon voisin, ni mon conjoint, ni mes enfants. Si je ne le fais pas, personne ne le fera.


La solution est dans la réunion. Réunion des bonnes volontés individuelles, réunion des citoyens et des entreprises, réunion des citoyens et des politiques … l’heure est venue, une nouvelle énergie continue à émerger, inexorablement, qui est en train d’inventer un monde bâti sur de nouveaux paradigmes, issus d’un saut de conscience. La crise est salutaire : sans elle, nous aurions continué de la même manière. Ne vous croyez pas isolés, nous sommes près d’une personne sur cinq à partager cette vision ! (5) 


Ré-enchanter le monde, c’est remettre l’humain au centre.


Remettre l’humain au centre de la société, en lui redonnant le pouvoir : pouvoir sur lui-même - ce qui passe par le développement personnel, pouvoir sur la société (les institutions et les entreprises), une société qui doit devenir durable en abandonnant le consumérisme et l’avidité. C’était l’objet de mon dernier livre (6)


Remettre l’humain au centre de l’entreprise, en redonnant à l’entreprise le goût de l’humain avant celui du profit. En considérant que le second est la conséquence du premier, et non un but en soi. Toujours plus nombreux sont les cadres et dirigeants qui y aspirent : ils sentent bien que la machine est cassée, que l’humain n’a plus envie, que les anciens ressorts ne fonctionnent plus. Et puis… eux aussi sont des humains, qui aspirent à autre chose.


 « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » - Sénèque

 

Mon actualité


L’écriture :

Si mes lettres positives se font attendre, c’est pour la bonne cause : je suis en cours d’écriture d’un nouveau « roman à clés ». Le thème ? Manipulations & jeux de pouvoir, à tous les niveaux : interpersonnel, professionnel, sociétal. Le tout sur fond de prise de pouvoir de la chimie et de la finance sur notre relation à la santé, jusqu’à avoir créé une industrie de la maladie.

Sortie prévue en février 2013, aux éditions Jouvence.

 

Les médias :

Une belle émission radio aujourd’hui même et rediffusée demain : sur Radio Equinoxe, deux heures d’un bel échange avec Olivier Guillaume. Sur Internet (donc où que vous soyez) ou sur les ondes FM (en Belgique) : www.equinoxenamur.be ou 106.00

Samedi 22/09 de 12 à 14h – Rediffusion dimanche 23/09 de 17 à 19h.


Une série d’interviews réalisées par David Laroche, un jeune homme bourré d’énergie et de talent : deux sont déjà en ligne : L’argent fait-il le bonheur ? et Comment changer de voie et réussir ses projets), d’autres suivront régulièrement (2 à 3 min.)


Avez-vous vu mon interview sur France 3 ? Elle est disponible ici : (6 min.)

 

L’entreprise :

Je l’ai écrit plus haut, je crois qu’hommes et entreprises doivent avancer de concert, et unir leurs efforts.

Mon engagement dans l’entreprise s’exprime à travers Neoleadership, dont la mission est de participer à remettre l’humain au centre. Nous nous appuyons sur deux approches centrales :

-          l’accompagnement des équipes de direction, en étant focalisés sur le thème de l’humain

-          le codéveloppement professionnel, un magnifique processus de coopération et de respiration au sein de l’entreprise.

 

L’été :

Entre ma participation à l’université d’été des Colibris, début juillet, et à celle de l’Espace des Possibles, fin août, un été 2012 magnifique, simple et engagé dans des voies complémentaires.

Engagement citoyen avec les Colibris… où l’on découvre que conscience de l’urgence peut rimer avec sens de la fête. Je n’avais encore jamais participé à un 14 juillet aussi vivant ! Sauf qu’avec les Colibris, le 14 juillet, on fête « la Terre et l’humanisme », et non la guillotine : tout un programme…

Engagement dans le partage et la simplicité, à l’Espace des Possibles de Meschers, où j’ai eu la chance d’être invité parmi les auteurs et conférenciers de l’université d’été. Que de belles rencontres et de moments forts, là aussi… si vous voulez passer des vacances où s’harmonisent farniente et évolution personnelle, vous êtes au bon endroit. J’ai testé pour vous !


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Notes

(1)   Colibris est l’organisation créée par Pierre Rabhi. J’avais écrit en 2009 une lettre positive à ce sujet – lire Leur dernière newsletter

(2)   Dernier exemple en date : Apple et son iPhone 5 

(3)   Monsanto, son Roundup, ses OGM… dont on sait maintenant qu’ils sont cancérigènes

(4)   Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde, qui mise sur la faillite des pays… et l’orchestre (la Grèce pour l’instant, mais… d’autres suivront !)

(5)   On appelle créatifs culturels ces personnes désireuses de vivre un changement des valeurs qui dominent la société. 

(6)   Le Petit manifeste du rebelle engagé

 

Coopérer pour changer
Version téléchargeable
Lettre 2012 09 - Coopérer pour changer.p
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Commentaires : 2
  • #1

    Nathalie Delair Cintract (samedi, 22 septembre 2012 22:46)

    Coucou Fabien, quel plaisir de te lire et t'ecouter dans cette énergie positive.. Et oui ensemble c'est une ''sacrée'' clef..notion d'équipe et de partage.. Nietzsche dit : tout ce qui ne tue pas rend plus fort..bien à toi,bon succès..

  • #2

    Nicolas Masson (lundi, 24 septembre 2012 09:23)

    Certes, la crise est salutaire pour notre société dans le sens que sans ce passage, nous continurions dans la même voie. Toutefois, la crise n'est pas salutaire pour le membres de cette société car ils payent le prix fort au quotidien. Elle ne sera salutaire que lorsque nous verrons que les effets de la crise ont provoqué une réaction. Et pour l'instant, je constate que les réactions au plus haut de la pyramide vont au protectionisme des intérêts de ceux qui l'ont provoqué. Je ne veux pas être péssimiste, juste réaliste à ce que je vois aujourd'hui. Le salut de notre société ne pourra venir que du bas, que de nous et en ça, Fabien, je te rejoins bien volontier sur ton analyse.

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