Pourquoi j'écris

Vous qui lisez, connaissez « vos » écrivains. Vous savez ce que vous allez chercher dans leurs ouvrages.

 

Celui-ci a un style simple, il raconte des histoires légères, ne prend pas position. Vous le lisez sans vous poser de questions, et c’est parfois tellement agréable !

Tel autre a une plume bien à lui, inimitable. L’histoire passe au second plan car vous appréciez l’esthétique de son verbe.

Ce troisième tourne généralement autour du même thème, ses personnages sont vivants et vrais, vous aimez retrouver son univers si particulier…

Chaque écrivain présente au public un certain nombre de caractéristiques qui l’identifient, et que vous ressentez.

J’ai envie de m’arrêter un instant sur la plus cachée d’entre elles : l’Intention de l’écrivain, et de vous livrer la mienne. Pourquoi écrire ? Pour quoi écrire ? Pour qui ?

 

Il y a peu de temps, j’avais envie de faire passer une idée forte à une de nos filles, qui se sentait dans la détresse. J’ai commencé par l’écouter et lui parler mais ne parvins à rien, tant elle était submergée par ses émotions. J’ai alors été frappé de plein fouet par ce qui qualifie mon Intention : j’ai ressenti un appel irrépressible de l’écriture, dans un but précis.

J’ai ainsi passé mon week-end à inventer pour elle une fable moderne sur mesure. Je voulais lui transmettre les parties de ma pensée que j’estimais adaptées à son problème à travers une histoire agréable à lire, mais ciblée.

Quelle que soit l'heure, mes doigts rechignaient à quitter le clavier pour la fourchette, et ceux qui me connaissent savent à quel point cela m'est contre-nature  !

 

Voici donc, je crois, ce qui caractérise mon écriture : une Intention, celle de transmettre quelque chose. Transmettre une vision, une technique, une aide … que j’imagine utiles, et que je veux présenter dans un emballage accessible et agréable. D’où l’idée du roman.

 

J’aime la citation de Huet (de l'origine des romans, p. 4) : "Le divertissement du lecteur, que le romancier habile semble se proposer pour but, n'est qu'une fin subordonnée à la principale, qui est l'instruction de l'esprit et la correction des moeurs", même si les derniers mots sont un peu forts à mon goût. 

 

Dans « Et si j’y croyais ? » s’expriment deux lignes de force : l’enthousiasme et la rage.

La première me fait crier avec optimisme « si vous croyez vraiment en vous, si vous vous mettez à utiliser pleinement vos capacités souvent insoupçonnées, vous n’avez pas idée de ce que vous pourrez obtenir ! ». Je le sais pour le côtoyer et le vivre. 

La rage, elle, me fait maudire les excès d’un pan de notre système qui nous maintient dans l’ignorance, nous infantilise et fait en sorte que nous nous éloignions de nos capacités profondes.

 

Ce premier roman initiatique est une excuse pour unir ces deux lignes de force, dans un style que j’espère vivant et agréable à lire.

Le prochain est en cours d’écriture, sur un thème au moins aussi fort et avec autant de passion.

 

Dans quelle catégorie d’écrivain me classerez-vous ? Je l’ignore, mais je connais mon Intention

 

Bonne lecture,

 

Fabien Rodhain – octobre 2008

 

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